A propos
Des sciences humaines étudiées à l’université à la radio pour Radio France Internationale, à la pratique du son au cinéma sur de nombreux films de fiction et documentaires, de l’enregistrement de terrain, à la pédagogie, à l’art / l’interaction sonore comme forme libre d’anthropologie et de géologie, jusqu’à la composition électronique, l’artiste sonore et musicienne française Gaël Segalen a développé une expérience globale et diversifiée dans le domaine du son depuis 25 ans. Elle a appelé son projet IhearU (“je t’entends, je te comprends”), car il met l’accent sur la relation directe au monde par le son. Avec ses pièces psychogéographiques et compositions musicales, elle participe à divers parcours sonores, compilations, productions radiophoniques, installations, crée la musique pour des œuvres visuelles, notamment à partir d’archives, tout en voyageant pour collecter voix et sources d’inspiration. Elle a animé des ateliers dans les écoles d’art et d’image comme l’ESEC ou les Gobelins, pour des masterclass à l’IAE de Metz (via l’agence strAter), au DN MADE Graphisme augmenté – Lycée J. Prévert (Boulogne), à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf (Dpt Sémiologie du Son dans le Field-Recordings et l’Art Sonore), chez Ubisoft département sound design, à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, à l’Université Paris 8, au Cube d’Issy-Les-Moulineaux, au MAAD 93, auprès de Lutherie Urbaine en tant qu’artiste associée, mais aussi auprès de publics spécifiques en explorant la dimension sociale et thérapeutique du son. Artiste associée de feue Lutherie Urbaine, et du Collectif Mu sur certains de leurs projets d’art sonore historiques, elle a collaboré, joué et engagé des conversations avec, entre autres, Constanze Ruhm, Marlies Pöschl, Shu Lea Cheang, Jean-Marc Foussat, Christine Webster, Best Available Technology, Adrien Kanter, Aki Onda, Brandon LaBelle, Joachim Montessuis, duenn, tout en maintenant le projet électronique expérimental Les Graciés avec Eric Douglas Porter (Afrikan Sciences). Elle est aussi co-fondatrice de Polyphones, un réseau parisien dédié aux femmes dans l’expérimentation musicale, et de Owo, l’Open Women Orchestra, un orchestre électronique de femmes. Elle a par exemple coproduit une émission mensuelle sur la webradio Lyl pendant 2 saisons pour exprimer son activisme. Diplômée en composition électroacoustique, sa musique est publiée sur les labels Erratum Musical (France), Frm-at (UK), Firecracker Recordings (UK), Coherent States (Grèce), Les Ateliers Claus (BE), Mirae Arts (US), Tanzprocesz. Axée sur la polyécoute, la coexistence, le chaos, la dissonance et les nouvelles musiques, elle cherche à canaliser la rencontre dans des temps privilégiés, improvisés, suspendus et jubilatoires, offrant un espace vital à qui prend le micro, et à transposer la complexité du monde dans des paysages sonores électroacoustiques, bruitistes et polyrythmiques qui, en révélant la structure rythmique unique contenue en chaque son, tout en restant hors de la grille temporelle consensuelle, ont été qualifiés de DFR (Danceable Field Recording).